En collaboration avec Maman pour la Vie

Dans cette série présentant des familles inspirantes, vous rencontrerez des parents aux parcours différents, capables à la fois d’une grande force et de détermination pour mener la vie qu’ils ont choisie et de beaucoup de douceur envers leurs enfants et la planète.


Il faut beaucoup de force et de conviction pour arriver à concilier le travail et la famille. Ce défi est double pour les mères monoparentales.


Bianca Laflamme, gestionnaire de projets pour une agence web, à la garde complète de son fils Tristan depuis qu’il a 6 mois. Du haut de ses 5 ans, Tristan aime lui faire la leçon sur l’importance d’être gentil avec la planète. Une grande fierté pour la maman!

11 questions à une mère monoparentale

Quel a été ton plus grand défi en devenant maman, puis maman monoparentale?

Je dirai que c’est la part d’inconnu qui vient avec le fait de devenir un parent. Je suis quelqu’un qui aime la stabilité et qui aime avoir le contrôle sur ma vie. Dès les premiers jours puis mois de grossesse, j’ai réalisé que je ne contrôlais plus rien. Ça a été à la fois une grande leçon de lâcher-prise et une grande source de stress.


Ensuite, quand est venue la décision de quitter le père de mon enfant, ça a été une autre part d’inconnu. Je me suis mise en mode solution pour répondre à tous les besoins primaires de mon bébé. En devant mère célibataire, il fallait que je reprenne le contrôle sur ma vie.

Comment le rôle de maman t’a transformé?

Ça m’a rendue beaucoup plus forte et assumée. En devenant maman, tu développes une sorte de force protectrice envers ton enfant. Je suis devenue une vraie maman ourse (rires). C’est grâce à l’arrivée de mon fils que j’ai eu le courage de me séparer et de me tenir debout.


En devenant maman, tu joues soudainement plusieurs rôles. La monoparentalité te force à devenir plus forte pour ton enfant, tout en faisant preuve de beaucoup de douceur pour élever un bon humain.

Dans quels moments perds-tu patience dans ta vie de maman?

Après une longue journée de travail où tu es fatiguée, une seule crise de bacon peut te faire perdre pied !

Quelle est la dernière fois que vous avez perdu patience ?

Cette fin de semaine. Monsieur ne voulait pas manger le souper qui allait être servi. On est allés chacun dans nos chambres se calmer plutôt que d’exploser. Après quelques minutes, la crise était passée et on a pu souper.

Quel est ton truc pour redevenir la maman douce que tu es dans ce genre de situation?

Pour retrouver mon calme, j’essaie de créer une distance physique avec mon fils dans la maison pour que nous puissions chacun reprendre nos esprits. La mère a autant besoin de sa bulle que l’enfant dans des moments comme ceux-là.


On va se rapprocher physiquement par la suite, on va s’excuser et se dire qu’on ne veut plus recommencer. On finit toujours nos chicanes avec un câlin et ça fait du bien.

Comment élève-t-on des enfants à la fois doux et forts, capables d’affronter les épreuves de la vie?

Pour moi, mon fils, c’est l’exemple parfait de la dualité entre la force et la douceur. Physiquement, il est grand et imposant. Mais intérieurement, il est la douceur incarnée. C’est dans son ADN, il est calme et doux de nature.


Avec les éducatrices, nous travaillons dur pour aider mon fils à se préparer pour la nouvelle année scolaire et l’intimidation en lui apprenant à se lever et à dire “non”.

Quels sont vos plus beaux moments de douceur ensemble?

La pandémie est vraiment venue changer quelque chose pour nous. Cela a vraiment renforcé notre relation mère / fils. J’ai été mis en arrêt de travail lors de la première vague et nous avons vécu deux mois merveilleux ensemble.


En tant que famille monoparentale, j’étais là à 100%, pas devant mon cellulaire ou mon ordinateur. J’ai vu ça comme une opportunité qui ne va jamais se représenter.

Où puises-tu ton réconfort dans les moments plus difficiles?

L’entourage est très important pour moi. Les amies, la famille et même les éducateurs de la garderie font vraiment une grande différence dans ma vie. Dans les moments plus difficiles, il y a toujours une main sur mon épaule qui arrive comme par magie. Quand je me fais dire à quel point j’ai un bon garçon, c’est ma meilleure source de réconfort et ça me donne la force de continuer.

Quelles sont vos habitudes écoresponsables en famille ?

On fait le plus de petits gestes possibles. Nous plantons des arbres ensemble chaque année. Nous essayons toujours de faire mieux. Notre défi actuel est le suremballage. C’est quelque chose que nous travaillons à améliorer.


Mère monoparentale ou pas, je pense aussi que c’est important d’impliquer les enfants dans les tâches ménagères pour avoir de l’aide.


Mon fils est le roi du recyclage et du compostage à la maison. La planète Terre lui est chère. Il éteint les lumières pour économiser l’électricité, il se dépêche de prendre sa douche pour ne pas gaspiller l’eau. Ça me pousse à faire de meilleures actions. Si mon enfant de 5 ans est capable de le faire, alors je suis capable.

Quelle est l’attention la plus mignonne que vous avez reçue de ton fils ?

Pour la fête des Mères, mon fils devait apporter à la garderie un item qui lui rappelait sa maman. Il m’a demandé s’il pouvait apporter mon pendentif en cœur à la garderie pour penser à moi.

Quelle est votre meilleure façon d’apporter du réconfort à votre enfant?

Un câlin peut apporter tellement! C’est sa meilleure source de réconfort.

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